dimanche 31 mai , Noëlle et Thierry




Noëlle, 41 ans, endermologue, Thierry, 39 ans, kinésithérapeute, se sont rencontrés à un dîner, ce fut le coup de foudre, imprévisible et total, leur histoire est attachée à la presqu'île, leur premier déjeuner au pinasse-café, leur premier dîner à l'hôtel des pins, à peine deux mois plus tard, Noëlle quittait bordeaux, son métier de conseiller financier et s'installait dans la maison que Thierry faisait construire pour lui et sa fille
la famille recomposée compte trois filles, Emma, Justine et la petite dernière, née de leur mariage dont il fête les cinq ans, l'adorable Salomé, conçue le jour de la Saint-Amour....
leurs yeux racontent l'amour, l'admiration, la tendresse, le bonheur, la sincérité

samedi 30 mai, Lily-Rose



lily-rose, cinq ans, voudrait être coiffeur ou pilote d'avion, ce qu'elle aime le plus "c'est manger des glaces et des crêpes et des gaufres et aller à plage et au club mickey", fait de la danse, dessine, aime son amie valentina, boit des menthes à l'eau, vient de perdre sa première dent, "la petite souris est passée, elle m'a amenée un élastique à sauter et des sous et peut-être elle va passer à bordeaux aussi", rit tout le temps, adore caresser le cou des gens qu'elle aime quand elle est fatiguée

vendredi 29 mai, Gilles



gilles, 54 ans, photographe, vit sur le bassin, au four "depuis vingt ans, j'ai trouvé mon port d'attache", a décidé un jour à ibiza, à 18 ans, qu'il serait photographe "pour le silence", "pour rendre l'instant éternel"
photographie le sable, a une expo en ce moment sur ce thème au ferret, "il y a du chamanisme on m'a dit"
le regard est clair, direct, vivant, perçant, derrière la générosité qui transfigure, on sent la passion et le rêve

jeudi 28 mai, Sussana




Sussana, 35 ans, italienne née à milan, a vécu son enfance au brésil, en italie, en angleterre et au mexique, polyglotte, elle parle français sans accent distinctif mais avec une grande musicalité dans ses mots, a étudié le théâtre à turin, puis à Paris
paris, "ce fut une longue série de mauvais choix", "la seule chose intéressante, j'ai fait un enfant", est venue s'installer au cap-ferret, sa famille a explosé
"quand je me suis vraiment perdue, j'ai trouvé que c'était le moment de me retrouver"
a rencontré à nouveau l'amour sous le visage d'un ami proche, "on se casse à tahiti tous les deux... on est arrivé jusqu'à toulouse"
construisent une nouvelle vie ensemble, au cap-ferret, surmontent les obstacles grâce à sa force de vie, sa joie, son rire, comme une insouciance si italienne qui cacherait une certaine gravité...

mercredi 27 mai....



béatrice, 43 ans, élevée chez les soeurs sous les fenêtres du roi, "lion ascendant taureau, année du serpent, on se détend..."
a trois "enfants", charlie, carlotta et kaki, princesse de belgique
"revenue d'eire" où elle sévissait dans la pêche semi-industrielle, "empêcheuse de tourner en rond patentée",
compte aujourd'hui les étoiles sous le ciel de la vigne quand "elle ne détruit pas les tympans" de ces entrepreneurs,
est "en chantier à des fins d'embellisssement"
passe son permis bateau lundi matin

mardi 26 mai, Muriel



Muriel, 41 ans, surnommée mumu, parisienne, puis vendéenne d'adoption, arrivée au ferret pour une saison "j'avais un amoureux qui faisait du surf, il m' a parlé du cap-ferret, j'ai regardé sur une carte, j'ai vu que c'était une presqu'île, ça m' a fait rêver, j'ai pensé à l'île-d'yeu, à l'île de ré, j'ai eu envie de venir", elle y est toujours 22 ans plus tard
travaille l'été au yachting après avoir fait les belles heures de l'hôtel des pins, grande spécialiste en rigolade, appelle son rottweiler "mon bébé", lanceuse de slogans restés gravés dans les mémoires ferret-capiennes "c'est le printemps,e. fait du tourisme sexuel", "mariage pluvieux, bonheur au pieu", "poum la pipigne" et le célèbre, "dormir bien, dormir plein"
a rencontré l'amour un soir pluvieux de février, sous les traits d'un beau gosse, croisé une nuit, vingt ans plus tôt

lundi 25 mai, Jean-Paul

jean-paul, 60 ans dans quelques jours, originaire de verdelais, cuistot au Mirador, à la pointe, arrivé pour un extra de deux ou trois jours, il y est depuis quatre ans
son père avait construit une maison il y a 45 ans, mais il n'y était presque jamais venu
a fait des saisons toute sa vie, en cuisine
a horreur d'être photographié, "a été traumatisé dans son enfance par un client qui venait chaque année, il fallait que l'on s'habille et que l'on pose"
sa passion, ce sont les chevaux, élevé dans un hôtel-restaurant appartenant à ses parents, il a baigné dans le monde des chevaux dès son enfance, par sa mère, "dans la famille, ils étaient maquignons, maréchal-ferrant..."
"j'ai toujours eu un cheval", il a fait de la rando, du concours complet, son fils s'occupe de ses chevaux dans sa maison de verdelais
bientôt, il sera à la retraite et pourra s'en occuper lui-même
"les chevaux, je pourrais en parler pendant des heures..."

dimanche 24 mai, Nicolas



nicolas, 26 ans en juin, né à Arès, de pure souche andernosienne, une vieille famille, fou amoureux du bassin, il a d'abord été ostréiculteur, au ferret, chez catherine Roux, pendant deux ans, s'est engagé dans l'armée de l'air, cinq ans, le tchad, la côte d'ivoire, en a eu marre
fou de sport, de glisse, vient d'ouvrir une boutique, west side, consacrée à sa, ses passions
quand il ne surfe pas, skate pas, pédale pas, aime s'asseoir au bord du bassin, pour la beauté, méditer
aime les brunes, sa dernière relation... pas satisfaisante, ne cherche pas vraiment, mais aimerait bien rencontrer une femme avec qui cela se passerait bien...

samedi 23 mai, Tino




Tino, di Titi, 57 ans, corse arrivé sur la presqu'île il y a cinquante ans, une gueule de baroudeur, promène des handicapés sur sa pinasse spécialement aménagée pour eux, assermenté, a eu plusieurs vies, a été ostréiculteur, commando marine, joueur de rugby
aime les chiens
poète et sage dans l'âme, il enseigne aussi le karaté

vendredi 22 mai, Pascal



pascal, 28 ans, breton d'origine, chef-pâtissier au pinasse-café, a travaillé en martinique, à londres, sur des paquebots de croisière, "55 pays en 18 mois", est revenu après un break d'un an en polynésie et en suisse au cap-ferret " on est bien ici, ce n'est pas vraiment la france, c'est l'esprit îlien"
un esprit sain dans un corps sain, la rousseur souriante, " j'ai une femme, mais je suis célibataire" dit-il en riant
aime travailler le chocolat
veut un jour avoir sa petite affaire, un salon de thé, avec des pâtisseries, aimerait rencontrer une personne créative pour lui donner plus d'inspiration dans ses créations "un photographe, un architecte"

jeudi 21 mai, Juliette



juliette, 42 ans, comédienne par hasard depuis vingt-quatre ans, a du donner "la réplique, c'est quoi une réplique ?", a choisi de rester sur scène, à imposer au jury sa présence, Phédre, la scène du suicide, a ouvert un oeil et a dit "là, elle est morte", retenue en cours d'art dramatique, elle a râlé, elle voulait faire théâtre, pas art dramatique
a créé une compagnie, "terrain vague", comme ça, sur scène, à l'entracte, le public voulait payer... depuis ce rôle, le juge Azdack dans le cercle de craie caucasien, n'a jamais arrêté de travailler
"fabriquer du théâtre", quoi d'autre...

mercredi 20 mai, Patrick



patrick, 45 ans, commercial mais avant tout surfer dans l'âme, revenu vivre sur ce bassin qui l'a vu grandir été après été, amoureux de la nature, de l'océan, la recherche de la vague l'a poussé de hawaï en australie, de tahiti à la réunion
papa de deux petites filles, son magnifique regard bleu se teinte d'émotion et de fierté quand il parle d'elles

mardi 19 mai, Thierry



thierry, 43 ans, originaire de bordeaux, des yeux intelligents, le regard planté dans le mien, boucles d'oreilles et barbe de quelques jours, un soupçon de timidité, a quitté sa vie d'ingénieur informaticien pour suivre une formation de boulanger
"gagne six fois moins, bosse 120 heures par semaine, mais je peux être créatif"
a perdu sa famille -une femme et deux enfants- dans l'aventure, "venir ici, ça a été le clash"
mais semble heureux derrière son comptoir...

lundi 18 mai, Manol



manol, dit aussi manoleto, 66 ans, originaire des asturies, mécano, puis homme à tout faire pour une collège, surnommé Mac Gyver par ses copains,de son regard bleu porcelaine émane une grande gentillesse et une grande douceur
ses yeux transparents se teintent d'émotion et de regrets lorsqu'il évoque son voyage au mexique, à guadalajara et mexico, 'le plus beau voyage de ma vie", "le survol du saint-laurent et de québec, je pouvais toucher la ville" et "mexico, la nuit, les lumières, magique..."

dimanche 17 mai, emmanuelle



emmanuelle, 42 ans, née à bordeaux, partie de cette ville à l'âge de deux semaines, plus souvent vécu à l'étranger qu'en france, voyageuse dans l'âme, dis "chez moi" lorsqu'elle dort à un endroit plus de deux nuits, photographe.... enfin, depuis peu... quoi d'autre... photographie un humain chaque jour, se photographie quand elle ne peut en rencontrer, aime les lieux abandonnés, la solitude,les arbres, peut difficilement se passer de l'eau.

samedi 16 mai, Angel



Angel, 46 ans, originaire des Asturies, un nez busqué, le regard plus charmeur que séducteur, curieux, franc et direct, il avoue avec plaisir ne pas faire grand-chose si ce n’est profiter de chaque seconde qui passe, de l’instant présent
peint, parfois
rêve d’aller dans le désert, pour la "proximité des étoiles", pour "chercher la lumière", parce que "dans le désert tu es face à toi-même", "c'est un miroir, tu es proche de D.ieu"

vendredi 15 mai, Safia



Safia, 58 ans, secrétaire en intérim, en vacances au ferret pour deux mois chez son amie brigitte connue il y a 30 ans, algérienne née à Oran, des orgines turques, elle est arrivée en france en 76, n'est jamais repartie, se définit comme une "voyageuse", l'Afrique, beaucoup, la turquie aussi, plus de deux cents fois, à la retraite viendra s'installer au cap-ferret pour se rapprocher de son amie brigitte
aime les romans policiers

jeudi 14 mai, Brigitte




brigitte, 54 ans, bretonne d'origine mais n'y a vécu que deux ans, enfance à bordeaux, études brillantes à paris, y a vécu, s'occupe aujourd'hui de personnes âgées au ferret
s'est installée ici à la retraite de son mari, beaucoup plus âgé qu'elle, "pas encore veuve", elle élève ses enfants "pas encore sortis d'affaire"
aurait pu faire une "carrière brillante", "si ses enfants ne se débrouillent pas... ce sera un échec"
derrière le sourire et les rires, la joie de vivre et l'envie de s'amuser, on sent un regret

mercredi 13 mai , Christian



christian, 50 ans, chef cuisinier et propriétaire du "so phare away" avec sa femme anne, a commencé à travailler en cuisine à 14 ans, sa première saison a été en corse, a passé 10 ans aux commandes du Rolls Club à Megève, originaire du Jura, l'accent pointe son nez quand il est fatigué,
"arrivé d'audenge à la nage", il parle de son nouveau restaurant avec passion et conviction, a envie d'aller au bout de son rêve

mardi 12 mai, Ludo



Ludo, 37 ans, "l'âge de Rimbaud quand il est mort", est arrivé sur la presqu'île pour un boulot, est tombé amoureux, "j'ai trouvé mon brésil", parisien, il bossait comme infographiste pour des grosses boîtes, en a eu marre, a vécu à mi-temps pendant cinq ans à l'île d'oléron, a fait des saisons, bosse comme extra, dessine, "en vit" puisqu'il vit avec ses tableaux, "passe du temps avec eux, un printemps, un été...", vient de finir "buddha, l'homme arbre" et "mémoire"
a su dessiner tout petit, habité par le dessin il a aussi fait des études d'arts plastiques
a crée des personnages "archétypes", aimerait qu'un coloriste travaille un jour dessus, ses personnages sont toujours en "décalage"
pratique le taï-chi, la méditation, serait heureux que trois ou quatre de ses tableaux restent après sa mort

lundi 11 mai, Claire



claire, 30 ans dans deux jours, serveuse à l'auberge du bassin, originaire du village de l'herbe, sommelière de formation, a travaillé en angleterre, ne boit jamais d'alcool, a toujours la pêche depuis qu'elle est célibataire,
voudrait un jack russel pour tenir compagnie a sa mère, pense que celle-ci lui donnera un nom tarte du genre "cerise"
n'aime pas les moustaches
cherche le pompier du var brun aux yeux bleus croisé au Yachting après Claus

dimanche 10 mai, Eneko



eneko, 24 ans, basque de l'intérieur, un air certain de corto maltese, pilote pour bat express, marin dans l'âme, a toujours su qu'il devait travailler sur les bateaux et a tout fait pour ça
déjà sept années d'expérience au compteur,
joyeux, philosophe et déterminé, respire le désir et l'engagement
est allé à la réunion pour faire les kerguelen, n'a pas trouvé d'armement, a fait du côtier
vit pour et par la mer
généreux, indépendant et ancré, il se définit comme un "imbécile heureux"

samedi 9 mai, Tanguy



tanguy, 31 ans, économiste à l'AFD, vit à paris, fait de la recherche, prépare un cours pour Sciences-Po sur la micro-assurance, s'est occupé de développement pour une ONG au sénégal et en éthiopie
ne se pense pas photogénique, a couru hier un semi-marathon, depuis deux ans, regarde toujours sa montre à heure redondante, 11.11, 20.20, 23.23...

vendredi 8 mai, Aurore


Aurore, 24 ans, le regard vert et accrocheur, naît à paris, arrive à bordeaux à l'âge de 10 ans, a beaucoup bourlingué
vendeuse dans une boutique de maillots, elle est en mouvement, en transition
a vécu à biarritz, en guadeloupe, à montréal, à la sensation de ne pas arriver à construire, de se mettre sans arrêt dans des situations impossibles, limite destructrices
écrit de la main droite mais coupe de la main gauche
se livre avec générosité, passion, énergie, aimerait travailler dans l'événementiel sportif mais n'a pas encore trouvé le moyen d'y parvenir
voudrait reprendre ses études, tiraillée entre ses envies et "ce que l'on doit faire"

jeudi 7 mai , C.


C., 49 ans, élément terre, ne porte plus de sweat-shirt "cap-ferret", ne se promène plus avec un sac, porte des converse, aime : dormir sur la plage, la transparence, le mimbeau,le tourbillon de la vie, m'a avoué aujourd'hui qu'elle s'était demandé si elle n'était pas machiavélique.

mercredi 6 mai, Alex



Alex, 37 ans, arrivé au ferret par hasard, serveur au pinasse café, en arrêt de travail pour une lombalgie, boit des breuvages étranges et fais des photos d'inconnues sur la plage avec son téléphone cellulaire

mardi 5 mai, Nabil



Nabil, 43 ans, peut-être 44, ne sait plus vraiment, urgentiste à la fondation Wallenstein, palestinien de Bethléem, chrétien orthodoxe, il est arrivé en France pour faire ses études de médecine grâce à une bourse des frères chrétiens
il a ensuite du financer ses études en travaillant comme infirmier
un friselis dans l'oeil noir et rieur, un sourire contagieux accroché au visage, sa bonhomie soigne autant les patients que ses compétences médicales

lundi 4 mai, Thomas



thomas, 26 ans, serveur au pinasse-café, arrivé au ferret par hasard, tombé amoureux de la presqu'île, surnommé le sergent garcia, fait de longues promenades en forêt avec son chien zorro, pratique parfois le yoga pour vider une tête pleine de trop de questions

dimanche 3 mai, Alex



Alex, 38 ans, parisien, le look ultra-étudié, arrivé par le tgv pour le week-end, dj, danse la salsa depuis six ans

samedi 2 mai, Olivier



Olivier, 31 ans, photographe en stand-by, fatigué de courir derrière ses clients, barman à la buena onda, introverti, fou de la mer, il retape un bateau en bois dans son jardin

vendredi 1er mai, Craig



Craig, anglais de 36 ans, le regard bleu et franc, arrivé à Rouen sur un coup de tête -"on a envie de prendre un risque... quand j'ai réfléchi, c'était trop tard..." - par amour d'une française, est tombé en amour avec la france
surfe, a travaillé dans des bars, appris le français dans ces mêmes bars, cherché des bouteilles de "pareil"
vit sur la presqu'île, construit sa maison en bois de ses mains, travaille sur un chantier naval
aime virginie, boit des bières, préfère le vin rouge au rosé, mange son entrecôte saignante
et a un lien de parenté avec le grand coureur harold abrahams, un des héros du film les chariots de feu
 
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