je m'avoue enfin que je fais provisoirement le deuil de ce travail
il est humainement trop exigeant
je me sens de plus en plus en retrait, de plus en plus sauvage

je n'abandonne pas l'idée
de le reprendre entièrement
plus tard....


merci à ceux qui sont venus
merci à ceux qui ont aimé

31 octobre

30 octobre

29 octobre

28 octobre

27 octobre

26 octobre

25 octobre

24 octobre

23 octobre

22 octobre

21 octobre

20 octobre

19 octobre

18 octobre

17 octobre

16 octobre

15 octobre

14 octobre

13 octobre

12 octobre

11 octobre

10 octobre

9 octobre

8 octobre

7 octobre

6 octobre

5 octobre

4 octobre

3 octobre

Vendredi 2 octobre, Jo



Jo, 33 ans, irlandais, a vécu sept ans en allemagne, venu s'installer à marseille par amour, a quitté le sud pour bordeaux "c'était le compromis entre le temps et une ville du nord, j'en avais marre de l'esprit des gens du sud"
barman, il rêve d'avoir son propre bar "à essen, en allemagne, j'y ai vécu, j'adore l'allemagne, je vais m'associer avec mon meilleur ami, mais il vient d'avoir un enfant, alors on attend trois ou quatre ans, que le bébé grandisse...", "j'ai toujours été barman, je peux travailler partout et j'adore le contact avec les gens, discuter avec eux..."
fais merveilleusement le bloody mary

Jeudi 1er octobre, Marie



marie, 36 ans, originaire de bordeaux, vit au cap-ferret, a volé très vite de ses propres ailes, partie à 15 ans aux états-unis, " je voulais faire comme les jeunes filles au pair qui venaient chez moi", elle a en gardé le goût de l'indépendance, bac en poche, elle part pour l'espagne, puis après des études avortées de LEA, " la fac, il y avait trop de monde, ce n'était pas pour moi", est partie vivre cinq ans en guadeloupe
elle en rentre avec celui qui deviendra le père de sa fille, passe cinq ans entre l'inde et paris comme styliste avant de se réinstaller, sa fille et son mari sous le bras, au cap-ferret
aujourd'hui propriétaire d'une boutique de décoration rachetée à sa mère, elle mène avec
talent et générosité sa vie de famille et sa vie professionnelle
vit au jour le jour, mais se verrait bien "tenir un complexe chambre d'hôtes en guadeloupe..."
drôle et joyeuse, elle contourne toujours avec élégance les obstacles posés sur nos routes

mercredi 30

mardi 29

lundi 28

dimanche 27

samedi 26

vendredi 25

jeudi 24

mercredi 23

mardi 22

lundi 21

dimanche 20

samedi 19

vendredi 18

jeudi 17

mercredi 16

mardi 15

lundi 14

dimanche 13

samedi 12

vendredi 11

jeudi 10

mercredi 9

mardi 8

lundi 7 septembre

dimanche 6 septembre

samedi 5 septembre

vendredi 4 septembre, Roselyne

jeudi 3 septembre, Tran

mercredi 2 septembre, Jean-Jacques

mardi 1er septembre, Sylvie

lundi 31 août, Benjamin

dimanche 30 août, quelques uns de mes humains personnels



caroline, paula, christiane, delphine, bruno, zaza, hélène, quentin, thomas, christophe, tran, sophie

samedi 29 août, Paula

vendredi 28 août, Fredo

jeudi 27 août

mercredi 26 août

mardi 25 août

lundi 24 août

dimanche 23 août

samedi 22 août

vendredi 21 août

jeudi 20 août

mercredi 19 août, Pierre

mardi 18 août, Alwin

lundi 17 août, Zamil

dimanche 16 août, Emmanuel

samedi 15 août, Catherine



catherine, 43 ans, originaire de douai, styliste, vit à paris depuis vingt ans, au ferret pour quelques mois où elle travaille dans un concept-store, "j'étais au chômage, virginie m'a appelé, jane de boy cherchait une vendeuse, je suis venue, j'aime la mer, travailler ici, c'est être en vacances..."
à la rentrée, fera une formation de créatrice de bijoux à l'école du louvre
"parler de moi... non.. mais de ma passion.. la création... j'ai toujours dessiné, mes parents nous ont encouragé, j'ai eu de la chance, j'ai toujours travaillé, dessiné des imprimés, des accessoires, des chaussures, pour naf-naf et ensuite en free-lance
... ma passion c'est mon travail..."
a un chien de trois ans, alpha
écoute l'autre avec beaucoup d'acuité dans le regard

vendredi 14 août, Vanessa



vanessa, 35 ans, élevé sur le bassin d'arcachon par ses grands-parents, "un grand-père légionnaire croate", une légende, un père vite disparu, a fait des études de commerce, "j'aurais du faire biologie, j'aimais les animaux", s'est vite ennuyé dans le marketing, a bourlingué,
"mon père vit à taïwan, je l'ai retrouvé... les animaux.. j'ai réalisé, c'est ma grand-mère paternelle qui venait me voir et m'amenait des livres sur les animaux... je l'ai revu, à taïwan, elle est morte il y a deux ans... mais je suis heureuse de l'avoir connue"
a rencontré sa reconversion professionnelle, en voyage, par une ong
pars bientôt pour londres, pour une ong qui gère des programmes d'environnement, "je préférerais être sur le terrain... mais au moins je fais ce que j'aime... reprendre quatre ou cinq années d'études maintenant... c'est un peu tard..."
une grande énergie sous-tend ce destin pris en main

jeudi 13 août, Dominique




dominique, 37 ans, originaire de la région parisienne, mais de ces coins où la forêt existe encore, homme des "éléments", a fait des études de droit mais aurait aimé travailler dans le sport ou près de la nature, un esprit sain dans un corps sain, rêve de quitter un jour son vêtement de drh pour un restaurant, dans un endroit près de la nature, un peu comme le ferret, "un truc convivial" ou un tennis, avec un club-house, un bar de copains
habita à vincennes pour pouvoir aller pique-niquer avec ses enfants au bois
marié dix ans, s'aperçoit aujourd'hui que ses rêves de famille n'étaient pas à leur place, que c'est aujourd'hui, séparé depuis peu, qu'il vit réellement ses enfants

mercredi 12 août, Hélène




Hélène, 36 ans, une soeur jumelle, bordelaise, vit à paris, a fait des études de langue, est resté dans le giron familial puis a décidé de voler de ses propres ailes il y a 10 ans, aime les défis, a peur de s'ennuyer, a travaillé longtemps dans l'intérim, par confort, puis a décidé de "s'installer..., de construire", fait aujourd'hui de la formation, chef de projet, dans l'informatique, dans une maison de luxe,
en couple, a envie d'un enfant, par amour
a le rire léger et le coeur parfois grave

mardi 11 août, Jean-François



jean-françois, 41 ans, québecois originaire de montréal, a vécu son enfance en afrique, au soudan et surtout en côte d'ivoire, a travaillé à moncton puis à vancouver, venu en france "pour être dans ma langue...", responsable juridique dans une banque d'affaires, pense que "l'ascenseur social ne fonctionne pas en France... c'est vraiment la vieille europe..", marié à une française, vit à paris "c'est le plus difficile, la promiscuité, le nombre de personnes..."
s'est mis au surf
aime cuisiner
silencieux souvent, il observe ses congénères caché derrière ses lunettes

lundi 10 août, Sophie



sophie, 48 ans, travaille au pinasse café depuis sept ans, se définit "comme une bassinaise : dix-huit ans à andernos, dix-huit ans à arcachon, douze ans au ferret, j'ai fait le triangle d'or"
a fait de nombreux séjours au mexique, "ils partaient tous à bali, ça ne me disait rien, on est parti dans le sens opposé, arrivé à san francisco, on roulait pas sur l'or, on s'est dit pourquoi pas le mexique ?..."
a beaucoup voyagé, pars tous les hivers, sinon, aime monter à cheval
"j'adore la nature, les bestioles..."
"le ferret, est-ce que ça va être aussi un cycle de dix-huit ans ?"

dimanche 9 août, Pierre



Pierre, 59 ans, bordelais, fou de musique, aurais aimé avoir un magasin de musique, a du travailler dans l'affaire familiale à sa sortie de l'armée, un pressing, a fini par vendre, "mais à la mort de mon père, j'ai du revenir travailler avec ma mère, j'étais l'aîné... mon frère a eu raison, il a fait ce qu'il voulait...", a fini par monter une affaire de rénovation puis d'immobilier sur le bassin d'arcachon, " c'est comme ça que j'ai trouvé cet endroit, l'idée je l'avais depuis deux ans", aujourd'hui, vit au ferret, a créé "le jardin extraordinaire de monsieur calléja", un lieu où se côtoient plantes, sculptures et antiquités
"j'ai gardé la passion de la musique"

samedi 8 août, Hélène



hélène, 24 ans, filmeuse l'été au cap-ferret, l'hiver à la montagne, originaire de poitiers, adore la littérature sud-américaine

vendredi 7 août, Franck



franck, 57 ans, bordelais, vit à la vigne, a travaillé 35 ans comme expert en assurances, " je me nourrissais de catastrophes", adorait son métier, pour le contact humain, ne peut plus travailler depuis qu'on lui a enlevé un poumon, plus jeune, rêvait de faire les beaux-arts et l'école du louvre, de travailler avec ses oncles, décorateurs à paris, a toujours peint et dessiné, son dessin est sûr, classique, ses peintures ont de la matière, de la couleur, de l'énergie, des fenêtres ouvertes sur un ailleurs, "Dieu existe parce que ce n'est pas la matière qui nous a donné la beauté"
on sent rothko
on sent tapiès
le souffle est court parfois mais l'oeil est vibrant

jeudi 6 août, Pierre



pierre, 33 ans, bordelais, vient depuis sa plus tendre enfance sur le bassin, infographiste, a suivi une formation d'informaticien mais a abandonné, "je ne me voyais pas faire du code toute ma vie...", passionné de photos, a voulu en faire son métier "mais... en vivre.. c'est dur", a créé son boulot d'infographiste, en indépendant
la photo l'a rattrapé " à la mort de mon grand-père, j'ai découvert des milliers de photos qu'il avait prises... un trésor", il a consacré trois ans de sa vie à trier, scanner, sélectionner, en a fait un livre "moments oubliés, bassin années 60" qui sortira au printemps prochain, des tirages qu'il expose dans une cabane au ferret
"c'était des négatifs... je les ai révélés..."

mercredi 5 août, Philippe




Philippe, né en 68 "ça doit être pour cela que c'est la révolution permanente", bordelais, vit à paris, journaliste, photographe, a fait un livre avec médecins du monde "vivre par terre", a écrit "ici est tombé", un livre sur 26 morts de la résistance, s'intéresse à la différence, aux exclus, à la marge
a aujourd'hui envie de changer de vie
a travaillé dans un "off licence", à bath, en angleterre "je connaissais toutes leurs habitudes, celle-ci son porto, celle-ci son sherry, et puis se faire conseiller un vin de bordeaux par un bordelais à l'accent frenchy...j'ai adoré"
rêve aujourd'hui de travailler dans une boulangerie, "apprendre petit à petit" ou d'être psychanalyste
"j'adore écouter les gens, leurs vies..."

mardi 4 août, Gilbert-Raphaël



gilbert-raphaël, 71 ans, a fait les beaux-arts à bordeaux, n'aime pas vraiment la photographie "quand j'ai étudié aux beaux-arts, il y a cinquante ans, c'est vrai que c'était un art mineur", copain avec le photographe alain danvers, "on était ensemble aux beaux-arts", a été animateur pendant de longues années à la galerie des beaux-arts, "tous les matins, j'avais le trac"
aime les huîtres, en a marre que l'on veuille le photographier pour ses moustaches ou ses lunettes rondes bleus ou rouges...

lundi 3 août , Roland Lapalme

roland lapalme, 62 ans, ancien financier, a travaillé dans des grandes banques internationales, revenu s'installer à paris pour vivre s(c)es nouvelles années, il rayonne des côtes françaises aux campagnes profondes, goûte tous les plaisirs simples et sophistiqués, de la gastronomie à l'art, observe d'un oeil bleu aiguisé, juge ceux qui l'entourent avec le recul de son âge et de ses expériences
se pose la question " paris est-elle la ville idéale pour qui je suis..." et se demande "quel est l'événement qui marquera sa nouvelle vie..."


nb : ce personnage est fictif
il a été inventé par un vrai humain au regard bleu, prénommé pierre, à l'âge et aux origines inconnus, possesseur d'un leica M8 et buveur de perrier
la photographie a existé
par pure coïncidence et maladresse, je l'ai effacée...

dimanche 2 août, Sophie



Sophie, 50 ans, vit au cap-ferret, travaille dans une agence immobilière, un chat, un chien, deux ex-maris, quatre enfants dont des jumeaux, aime la photographie et la musique, a eu un restaurant à la campagne "mais moi, la campagne, ça ne me gagne pas du tout", aime le rosé et le champagne, inventeuse du syndrome de stockolm appliqué à la presqu'île, connu pour son expression favorite "c'est balot..."
fabrique elle-même ses boucles d'oreille

samedi 1er août, Marine




marine, 49 ans, toulousaine à la sauce bretonne, vit à Ottawa, traductrice, passe ses vacances sur le bassin, aux jacquets, depuis sa naissance, ses yeux ont du inspiré son nom, quand elle ne traduit pas, l'oeil est vissé derrière l'objectif, dans les vieux hôtels qu'elle photographie avec élégance ou sur le knarr de son frère, où elle défie les lois du vent et de la gravité pour shooter son étrave fendant l'eau
a un faible prononcé pour les salières de chez hortense
est une grande amoureuse des chats

vendredi 31 juillet, Robin



Robin , 21 ans, originaire du lot, "je suis venu ici parce que mathieu était là, je kiffais ce mec...", des études d'hôtellerie-restauration "de luxe", n'aime pas les huîtres, "tous les jours, j'en mange trois ou quatre, pour m'habituer..", a flashé sur le lieu, le métier, "catherine m'a fait un contrat jusqu'en décembre 2010...", rêve avant tout de voyager..., "si ce n'était pas elle... si elle n'avait pas le même âge..."

jeudi 30 juillet, Mathieu



mathieu, 22 ans après-demain, originaire de dordogne, voulait être océanographe, a fait le lycée de la mer à gujan-mestras, puis des saisons comme serveur à l'île d'oléron, aujourd'hui ostréiculteur, "le plus beau méier du monde, quand c'est une passion, sélectionner les produits...", a un camion bedford, entièrement taggé, "le portugal avec, j'aimerais bien..."

mercredi 29 juillet, Pascale



pascale, 47 ans, parisienne, passe ses vacances au ferret depuis autant d'années que son âge, divorcée, trois enfants, a été journaliste, a enchaîné toutes sortes de métier après son divorce avant de choisir de devenir flic "par hasard, j'étais avec un flic...", flic en uniforme, elle patrouille aujourd'hui en banlieue parisienne "fliquette et supporter du PSG... pas étonnant que je sois encore célibataire..." dit-elle dans un éclat de rire

mardi 28 juillet, Julia


julia, 22 ans, originaire de sainte-foy la grande, mais matinée d'italienne, étudiante en commerce à toulouse, passionnée de photographie, faisait du pastel, une fibre artistique évidente, travaille pour une partie de l'été au ferret chez un ostréiculteur, part pour la thaïlande en vacances dans deux semaines, amoureuse d'un franco-thaïlandais, va essayer d'y faire son premier vrai travail photographique

lundi 27 juillet, Nicolas

dimanche 26 juillet

samedi 25 juillet

vendredi 24 juillet

jeudi 23 juillet

mercredi 22 juillet

mardi 21 juillet

lundi 20 juillet

samedi 18 juillet,

dimanche 19 juillet, Harry

vendredi 17 juillet, Bill

jeudi 16 juillet, Léa

mercredi 15 juillet

mardi 14 juillet

lundi 13 juillet

dimanche 12 juillet

samedi 11 juillet

vendredi 10 juillet

jeudi 9 juillet

mercredi 8 juillet

mardi 7 juillet

lundi 6 juillet

dimanche 5 juillet

samedi 4 juillet

vendredi 3 juillet

jeudi 2 juillet

...

mercredi 1er juillet, Jean-Michel



en retard, en retard
... voici le portrait photographique, je reviens demain avec l'histoire et d'autres humains...
désolée, le lapin d'alice...
vous connaissez...

beaucoup de retard
du mal à concilier ma nouvelle job et mes humains...
mais je reviens demain ....

mardi 30 juin, Jean-Marc



Jean-Marc, environ 40 ans, aime poser pour "tant qu'il y aura des hommes", vit au cap-ferret depuis...longtemps, fume des fortuna, amateur de cigares, de rhum et de femmes, incontrôlable sur des skis, aime le gâteau au chocolat et à la noix de coco, excellent cuisinier, aime la pêche aux coques, conduit un vanvan crème et chocolat,
à cinq ans, avec son frère, dans leur cabane au fond des bois, injectait de la peinture à l'eau aux vers de terre pour les transformer en rouges de terre, jaunes de terre, bleus de terre...

lundi 29 juin, Christophe



Christophe, 26 ans, filmeur, originaire de Lyon, a étudié aux beaux-arts " ils t'expliquent que la première et la deuxième année, tu dois travailler sur toi... pour te déconstruire, te perdre, et ensuite apprendre à perdre les autres... j'étais toute la journée sur mon ordinateur, j'ai réalisé qu'être infographiste...enfermé huit heures par jour... à la montagne, j'ai rencontré un type qui était filmeur, on a discuté, il m' a expliqué son métier et il m'a emmené avec lui... j'ai essayé
ça m'a plu... tu es payé pour rencontrer des gens, discuter avec eux et faire de belles photos... que demander de plus..."

dimanche 28 juin, Jérôme


je me souviens qu'il s'appelle jérôme...
je me souviens qu'il a 28 ans et déjà 11 ans d'expérience professionnel ...
je me souviens qu'il était de passage au ferret pour un extra au sail-fish...
je me souviens qu'il doit partir sur un tournage de film le 20 juillet...
je ne me souviens plus où, je ne me souviens plus pour y faire quoi...
je me souviens qu'il m'a donné son numéro de téléphone et que ce n'est pas un numéro en france...
je ne me souviens plus dans quel pays il vivait avant...
en fait, je crois me souvenir que c'est en irlande...
je crois me souvenir qu'il est cuisinier...
je crois me souvenir qu'il vit son métier comme une passion et un art...
je crois me souvenir que nous avons parlé d'art...

je me souviens qu'il était déjà 21.00 et que nous avions bien entamé le célèbre apéro du dimanche soir du yachting...
je me souviens que nous avions déjà bu un grand nombre de rosés...
je ne me souviens plus de la suite...

samedi 27 juin 2009, Christopher



christopher, 34 ans, a longtemps vécu à la montagne, faisait du snowboard et des saisons, ensuite à paris, s'est arrêté un jour au ferret, sur la route de biarritz, il y a huit ans, il n'en est pas reparti...
a longtemps travaillé dans la restauration avant d'épouser la tradition familiale de l'amour du travail bien fait " mon grand-père était maître-sellier, mon père maître-bottier, ils étaient compagnons, moi, j'aimais le bois, mais à dix-huit ans... être compagnon..."
aujourd'hui il travaille comme menuisier-charpentier, dans la plus pure tradition, il travaille sur des maisons entièrement en bois, chacune différente et à la structure apparente
"je suis un homme heureux, enfin... sauf quand j'ai eu des soucis parce que mon fils vivait loin de moi, mais c'est derrière..."

vendredi 26 juin, Denis



denis, 50 ans, fait les marchés au ferret, a connu une vie plutôt rock'n roll, a beaucoup voyagé, faisait des saisons pour payer ses voyages, vient de perdre sa mère qu'il appelait "pépéte", cache sa partie sombre sous une grande pudeur,
ce qu'il regrette le plus dans sa vie "ne pas avoir continué la danse... quand je suis monté sur scène, pour danser un ballet... la scène, les gens qui applaudissent.. la lumière...", on sent encore le rêve qui l'a porté et qu'il n'a pas vécu jusqu'au bout...

jeudi 25 juin, Morgane



morgane, 22 ans, un regard emplie de joie de vivre, de fraîcheur et d'innocence, originaire d'ardèche, vit à paris où elle est directrice d'une boutique d'objets et de linge pour enfant, "ma mère était dans le commerce, j'ai toujours voulu faire ça... j'ai fait des études, des études de lettres modernes , à la sorbonne, mais ça m'a vite emmerdé..."
s'est mariée la semaine dernière "mon mari, c'est toute ma vie, c'est mon grand amour, il est parfait...", de son propre aveu elle dit "surveiller" son mari "je suis très jalouse, quand il y en a une qui s'approche d'un peu trop près...j'ai confiance en lui... mais je n'ai pas confiance en les autres filles"
veut des enfants, des garçons, "je n'aime pas les filles", le premier s'appellera Noa, le deuxième, "jules... ou melville"

mercredi 24 juin, Andréas



andréas, 40 ans, allemand, vit entre fri bourg et strasbourg, a été imprimeur
est aujourd'hui cameraman, principalement pour des chaînes suisses et arte
comprend le français sans le parler
intérieur, fait des photographies, sait ce qu'il veut, a rencontré la femme qu'il a épousé dans un bar
a suivi en italie un stage de steadycam dans un endroit végétarien, en a profité pour se taper un steack cuit au barbecue...
vient de perdre son père, cela l'a rapproché de sa soeur

mardi 23 juin, Régis



Régis, 38 ans, normand, boulanger "j'aimais pas l'école, c'est le premier métier auquel j'ai pensé quand j'étais enfant", a la passion du pain, a fait son apprentissage en normandie puis travaillé chez lenôtre à paris, à copenhague, à londres, en corse, un peu partout puis a eu sa propre boulangerie à 25 ans, pendant quatre ans
a eu un accident de moto, un grave problème de genou, a fini par craquer, a vendu sa boulangerie, depuis travaille là où on l'appelle, comme un mercenaire du pain "il faut être mobile, je cherche
sur internet...la boulangerie, c'est le seul truc que j'aime, et puis je connais bien mon métier...mais j'apprends encore tous les jours, heureusement..."
au ferret, fabrique tous les jours 1600 baguettes
son projet, "partir en espagne, perfectionner mon espagnol, j'ai déjà travaillé à madrid, pour ensuite partir bosser en amérique du sud, le chili, j'en rêve..."

lundi 22 juin, Elke



elke, 50 ans, franco-allemande, née en allemagne, a eu un grave accident à 11 ans, a passé de longs moments dans des hôpitaux, a décidé de devenir médecin, a voulu d'abord être dermatologue puis s'est rendu compte qu'elle voulait sauver des vies humaines, aujourd'hui néphrologue, elle exerce en france, à strasbourg, pour une association qui gère des centres de dialyse
a craqué un moment, s'est lancé dans l'aventure d'un restaurant, s'est aperçue rapidement que son métier, même si il était difficile, était la médecine
s'est marié le 30 décembre dernier avec andréas, cameraman, de dix ans son cadet

dimanche 21 juin, Paul



paul, 12 ans, parisien, au collège en cinquième, des cils de fille, un visage d'ange, a beaucoup joué au basket, aime le ferret, adore l'océan, fait du skim, du body et du surf
possède tout l'attirail du parfait mâle, un opinel, un zippo et de véritables espadrilles basques de couleur bordeaux
a pris sa première ( et la dernière jusqu'à ce jour) cuite à cinq ans : a bu du cidre anglais dans un pub à londres, est rentré en titubant, inquiète, sa mère a été rassurée quand elle l'a vu chanter "petit papa noël" en plein mois de février, assis en tailleur sur son lit...

samedi 20 juin , Sophie



Sophie, 49 ans, installée à lacanau, vit une moitié de l'année entre les açores et hawaï où elle emmène nager des humains avec les dauphins depuis dix ans avec l'association qu'elle a créée, conscience dauphins
a rencontré sa vie en rencontrant les dauphins
aime être sur l'eau et dans l'eau
aime aussi les chats et les chiens
plus jeune, était connue pour surfer nue, son chien "bébé "l'attendant sur la plage
voudrait monter un centre de réhabilitation des dauphins
aimerait aussi un jour s'occuper d'enfants orphelins
attend toujours l'homme de sa vie

vendredi 19 juin, Alexandre



Alexandre, "36 ans et demi, je ne veux pas dire 37 encore", un physique de beau gosse allié à une immense gentillesse, bordelais, est arrivé au ferret à vingt ans "avec un paquet de kangoo au chocolat et 50 balles, en stop", sauvé parce qu'il était bon au foot, "j'ai joué pour le ferret, B.M. m' a trouvé un appart et m'a donné du boulot dans son entreprise", plus tard "j'ai entrainé les petits au foot, pendant 13 ans, je les ai suivis de l'âge de cinq ans à dix-huit ans"
depuis quinze ans, il est aussi prof de surf, pour les enfants, l'été, depuis trois ans "grâce à des copains, qui m'ont amené", il a vaincu sa peur de l'avion et voyage une partie de l'hiver à la recherche de la vague, Mexique, costa-rica…
il bosse aussi de temps en temps pour un ostréiculteur
"j'ai tout essayé… l'océan, les enfants… c'est ce que j'aime le plus"
 
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